Les travaux, et donc l’abattage de certains arbres de ce square situé au croisement du chemin de Russan et du chemin des Limites, ont commencé début février. Un goûter de soutien a été organisé le 29 janvier.

Ce square de près de 3000 m2 est bien connu des habitants de quartiers alentours. On y trouve de la fraicheur sous les grands arbres, des bancs où s’assoir pour discuter, une boîte à livre et une table de ping-pong.
© Norman Jardin
Pourquoi ces travaux ?
Les travaux menés sur ce square s’inscrivent dans la dernière phase du PAPI 3, mené par la métropole de Nîmes. La création de tranchées profondes de plusieurs mètres, l’installation d’un ouvrage reliant le square au quartier Hoche, et l’utilisation de lourds engins de chantier risquent de défigurer cet espace publique.
Plus de canicules, moins d’inondations ?
La disparition de ces arbres ne va pas améliorer le confort thermique estival des habitants du quartier. Ce square public faisait office d’îlot de fraîcheur lors des canicules.
Mais cet argument reste lettre morte auprès des porteurs de projets, qui évoquent rapidement les drames de 1988. Pourtant, dans le même temps, l’artificialisation des sols et la destruction du patrimoine naturel nîmois (en particulier le grignotage des garrigues) bat son plein, plus haut sur les collines. En artificialisant l’amont, on augmente effectivement les risques d’inondation.
Dans un contexte de perturbation du cycle de l’eau associé au changement climatique, il est crucial de conserver des sols vivants et perméables, capables d’absorber les pluies et de ralentir leur écoulement.

