Sauvons les hérissons

Le hérisson d’Europe est passé de la catégorie Préoccupation mineure à Quasi menacé sur la Liste rouge de l’UICN. Les études pointent du doigt le développement urbain et routier dans la diminution de la taille des populations européennes, mais nous devons également agir au sein des villes !

A Nîmes, les jardins privés hébergent de nombreuses espèces, et notamment le hérisson. Leur survie en ville est néanmoins toujours plus difficile, avec la disparition des jardins, le manque de continuité entre les espaces à caractère naturel, et le manque de diversité retrouvée au sein des jardins. Voyons quelles actions mettre en place pour favoriser sa présence et son développement dans notre ville.

La disparition des jardins d’abord : il est essentiel de se mobiliser pour la préservation du patrimoine naturel urbain, car un jardin qui disparait, c’est autant de ressources et de lieux de vie pour la faune et la flore sauvage.

La continuité des jardins est utile pour faciliter le déplacement de ces petits mammifères qui ne peuvent parfois pas accéder à certains espaces à cause d’un muret, ou même rester coincé dans un grillage. Il est ainsi possible d’aménager de petites ouvertures au raz du sol qui permettront une communication entre votre jardin et ceux des voisins !

Enfin, les hérissons se nourrissent principalement d’invertébrés, et notamment de limaces et d’escargots. Ils passent également l’hiver endormis sous un tas de feuilles, d’écorces ou de branchages. Pour toutes ces raisons, il est important de veiller à laisser certaines zones de votre jardin en libre évolution (herbe plus haute notamment, ce qui accumule l’humidité et attire les invertébrés), d’aménager des tas de branches et de laisser les feuilles mortes au sol à l’automne.