La nature, un patrimoine menacé

Les jardins nîmois font partie intégrante de l’identité de la ville, et ce patrimoine naturel est hélas menacé simultanément par de nombreux projets de construction, souvent pour des habitations individuelles, plus rarement pour des immeubles, alors même que la population nîmoise est stable au cours des dernières années.

Cette tendance est nettement accentuée par la transition démographique qui aboutit au découpage ou à la revente des propriétés à caractère naturel.

Face à ce grignotage régulier de notre patrimoine naturel, nous sommes convaincus de la possibilité de redéfinir la valeur du Vivant au delà de sa valeur économique, en associant les générations dans la préservation du bien commun.

Pourquoi sauver les jardins ?

La nature qui subsiste en ville, principalement dans les parcs publics et les jardins privés, fait partie intégrante de l’identité nîmoise et rend de nombreux services :

  • Ils constituent un puits de carbone indispensable pour lutter contre le changement climatique
  • Ils servent de zones refuges pour la biodiversité
  • Ils constituent des îlots de fraîcheurs lors des canicules
  • Ils facilitent même l’infiltration des eaux de pluie pendant les épisodes cévenols.

Pourtant, ces lieux de vie disparaissent peu à peu, victimes de nouvelles constructions et de la fragmentation des propriétés. Cette situation est d’ailleurs visible partout en France et notamment en périphérie des villes et en zone rurale, où l’équivalent d’un département est artificialisé tous les 7 ans.

Un terrain rasé de ses arbres (certains presque centenaires) pour la construction d’une maison individuelle près de la tour Magne.

Comment protéger nos jardins ?


Notre association organise une mise en réseau des jardins et de ceux qui en prennent soin. En fonction des attentes des habitants, notre accompagnement peut consister en une diffusion de bonnes pratiques, ou bien aboutir à réelle protection d’un terrain et des arbres (face à la construction notamment), au travers de la mise en place d’un contrat devant notaire : l’ORE (Obligation Réelle Environnementale).

En dehors des zones urbaines, les garrigues en péril

Nos actions de protection du patrimoine naturel ne se limitent pas aux jardins urbains. Autour de Nîmes par exemple, des hectares de forêts et de garrigues sont menacés par des projets d’aménagement routiers et de développement des énergies renouvelables. C’est pourquoi Mémoire verte fait partie des Sentinelles de Garrigues depuis sa création.